Le Bois Vrai / Faux :
"Les forêts piègent le
carbone et fabriquent de l'oxygène. Il ne faut donc pas y
toucher"
VRAI & FAUX : En effet la forêt
piège d'autant mieux le carbone si elle est exploitée.
Si elle ne l'est pas, le bois se dégrade naturellement sous
l'effet de micro organismes ou d'incendies. Le bilan est alors moins
favorable. Seule une forêt jeune et régulièrement
régénérée par les coupes et les plantations
jouera bien son rôle régulateur.
"L'utilisation énergétique
du bois va contribuer à la destruction des forêts"
FAUX : les quantités de bois prélevées
pour l'énergie sont très faibles par rapport à
l'accroissement naturel des forêts. De plus, les bois prélevés
pour l'énergie sont des bois qui ne trouvent pas de débouchés
lors de l'exploitation normale de la forêt. Le bois énergie
peut favoriser, au contraire, une meilleure gestion de la forêt
en apportant un débouché à des bois sans valeur
marchande et il peut permettre de rentabiliser des travaux forestiers
non effectués faute d'intérêt économique
(éclaircies
)
"Plus
un bois est sec, plus il contient d'énergie"
VRAI : le pouvoir calorifique du bois
varie principalement en fonction de l'humidité de celui-ci.
Entre un bois anhydre (exempt d'eau) et un bois à 45 % d'humidité
sur poids brut, le pouvoir calorifique massique diminue de moitié.
Cette caractéristique nécessite donc de stocker le
bois afin de le sécher.
"Une chaufferie bois va produire de
la fumée"
FAUX : une chaufferie automatique au bois
déchiqueté permet une combustion contrôlée
et proche de la perfection. Les rejets de cette combustion sont
principalement de la vapeur d'eau et du gaz carbonique (réabsorbé
par la croissance de la biomasse). A la sortie de la cheminée
d'une chaufferie bois, on ne voit absolument rien mis à part
un halo de chaleur.
"Une construction bois brûle
plus vite que les autres"
FAUX : le bois est résistant à
la chaleur et ne la transmet que lentement aux autres parties du
bâtiment. Il brûle difficilement : la couche de carbone
produite par la combustion en surface protège les couches
internes. Le métal, par contre, atteint très rapidement
son point de déformation et n'offre donc que peu de résistance
au feu.
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